Présentation


" O'Shawn a toujours été obsédé par la guerre de Troie. Il n'arrivait pas à admettre qu'une armée fut assez stupide pour accepter un cadeau envoyé par l'ennemi en temps de guerre. D'autant qu'en s'approchant, on entendait distinctement rire à l'intérieur du cheval de bois. "


- Woody Allen
   Pour en finir une bonne fois pour toute avec la Culture 

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Lorsqu’en 2012 a germé l’idée utopique de créer en terre champenoise un festival international de cinéma entièrement dédié à la représentation des conflits, nul des porteurs du projet ne se doutait qu’il allait devenir aussi essentiel que fédérateur. Au sein d’un territoire régional élargi, s’étendant des limites de l’agglomération parisienne aux frontières de quatre pays, War on Screen inscrit durablement sa singularité à l’échelle nationale et au-delà.

Cette 4ème édition reste fidèle aux principes fondateurs : donner la parole aux cinéastes, présenter leur vision des conflits, de ceux qui les mènent, de ceux qui les subissent. Le cinéma est par excellence l’art de l’illusion. C’est bien pourtant le réel qu’il entend souvent nous montrer en représentant les facettes diverses et complexes d’un conflit.

La compétition rassemble dix fictions et documentaires de l’année, inédits, fruits de réalisateurs novices ou reconnu. A ses côtés, la compétition courts-métrages illustre, en dix-huit films, la frénésie créatrice du format.

L’actualité dans laquelle nous sommes plongés incite à invoquer le regard des cinéastes d’hier et d’aujourd’hui. En un double focus en miroir, deux problématiques se répondent. Fuir la guerre est dédié aux populations qui s’éloignent à tout prix des combats. Vivre assiégé s’attache à celles et à ceux pris au piège du confinement.

On a souvent opposé la capacité des réalisateurs américains à rendre compte de leur Histoire en Guerre, notamment face au conflit Vietnamien, à l’incapacité de leur confrères français à se confronter à la guerre d’Algérie. La rétrospective dédiée à cette dernière prouve le contraire, riche de films mêlant la variété des points de vue, des genres cinématographiques, des nationalités des réalisateurs et des époques.

L’émotion de François Truffaut et l’humour de Woody Allen se répondent en un portrait double et inattendu.

Conflits oubliés de nos mémoires occidentales, les guerres imposées au territoire chinois de 1930 à 1945 sont rappelées, permettant de mieux saisir les tensions refaisant aujourd’hui surface.

La première Guerre mondiale est encore présentée en un parcours combinant un ciné-concert, un cycle accusant l’absurdité et la cruauté du conflit, un film illustrant les progrès forcés réalisés par la médecine, un documentaire retraçant le destin des villages détruits et enfin la première mondiale d’un film issu d’une puissante chorégraphie des anglais du BalletBoyz.

De nombreuses séances spéciales, des tables rondes, deux expositions, des ateliers, et la plongée dans les jeux vidéo des décennies passées complètent cette programmation qui s’invite à Suippes, se déploie dans des quartiers excentrés de Châlons et se pose à la Maison d’Arrêt.

Les jeunes investissent le festival - Programmation jeune public, jury lycéen, jury étudiant, journalistes étudiants, tutorat. Cette présence essentielle donne au festival sa raison d’être.

Comme les personnages de l’Heure Suprême, faisons-en sorte que l’Amour puisse être plus fort que la Guerre.

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Philippe BACHMAN
Délégué général du Festival

 



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